Le rôle moteur du Conseil général dans la création et le développement de l’UTT
Fait inhabituel pour un établissement public d’enseignement supérieur, c’est sous la maîtrise d’ouvrage d’un Conseil général - celui de l’Aube - qu’a été construite l’Université de Technologie de Troyes. Si l’ensemble des autres partenaires financiers (Etat, Région Champagne-Ardenne, Union européenne, Régions concernées par le contrat de plan du Bassin parisien, Communauté de l’agglomération troyenne) lui ont délégué la responsabilité de ce chantier de plus de 220 millions de francs (33,55 millions d’euros), c’est que le Conseil général de l’Aube a joué, dès l’origine, un rôle leader sur ce dossier. C’est en effet sous son impulsion que le concept de l’UTT a été élaboré et que le dossier a ensuite été monté, puis plaidé auprès des plus hautes instances de l’enseignement supérieur (ministère, Commission des titres d’ingénieur...). En parvenant à faire l’unanimité autour du projet, le Conseil général de l’Aube a pu le faire aboutir en un temps record. Le calendrier des opérations représente, à lui seul, un véritable tour de force : - moins d’un an après la création du comité de pilotage (novembre 1992), l’Aube obtenait l’ouverture de sa 1e formation d’ingénieurs (sous l’égide, à l’époque, de l’Université de Technologie de Compiègne) - un an plus tard, l’UTT devenait université autonome - en deux ans seulement (1995-1997) était alors construite l’ellipse de 24 000 m2 qui accueille aujourd’hui les étudiants de l’UTT...
Si le Conseil général s’investit tant dans le développement de l’UTT, c’est qu’il considère cet établissement comme « l’acte fondateur du renouveau économique » du département. Centre d’excellence, vecteur d’innovation (par ses activités au service de l’entreprise, le sang neuf apporté par les étudiants stagiaires, etc.), l’UTT a en effet constitué le 1er acte d’un pari plus ambitieux : la création de la Technopole de l’Aube, haut lieu de l’innovation et du développement d’entreprises. |