Accueil Contact Extranet Plan du site Mentions légales  

 
 

Réaménagement du canal de la haute Seine :
un atout touristique pour la vallée

- dès sa création, un destin fluvial contrarié
- un parcours entre Marne et Aube
- un projet d’importance régionale
- un réel potentiel touristique
- une première phase d’aménagement
- donnez votre avis sur la phase 1 du projet !
- consultez le bilan de la concertation sur la phase 1 du projet
- printemps 2009 : le chantier s'accélère
- déjà 16 km ouverts à la circulation

Dès sa création, un destin fluvial contrarié
C’est à Napoléon 1er que l'on doit la création du canal de la haute Seine. En 1805, il avait exprimé le souhait que la Seine soit rendue réellement navigable jusqu'à Châtillon, afin notamment de permettre aux produits du Barséquanais (le bois et les vins, entre autres) de descendre aisément sur Paris. Après bien des atermoiements, c'est la solution d'une dérivation unique latérale à la Seine qui fut retenue.

Canal de la haute Seine :
le chemin de halage, balade favorite des Troyens
(c) Archives de l'Aube.

Après bien des vicissitudes… le 25 octobre 1846, le canal s’ouvre enfin à la navigation. Il n’apportera pourtant jamais au département la prospérité escomptée.
Canal de la haute Seine :
transport de marchandises par "flûte"
(c) Archives de l'Aube.

Si le canal est utile à l’économie locale, son intérêt au plan national est bien moindre, d’autant que le chemin de fer est devenu un concurrent de premier plan. Ainsi, lorsqu’il s’avère nécessaire de revoir le gabarit du canal et en particulier celui des écluses, l’Etat n’investit pas, considérant que les revenus à tirer de la navigation seraient bien inférieurs aux intérêts des capitaux à engager.
Le projet initial ne sera jamais réalisé dans sa globalité. En effet, en amont de Troyes, la cuvette ne retient pas l’eau, d’où cette appellation de « canal sans eau ». La jonction ne se fera donc jamais avec le canal de Bourgogne.
L’impasse définitive à Troyes, et une dimension inférieure au gabarit Freycinet, à partir de Méry-sur-Seine, ne permettront pas le développement d’une intense navigation commerciale.  Ainsi, dès 1930, le trafic devient pratiquement nul et, en 1957, l’Etat déclasse le canal de la nomenclature des Voies navigables entre Troyes et Méry-sur-Seine. Par ailleurs, la partie du canal située entre Troyes et La Chapelle-Saint-Luc est comblée dans les années 70 pour laisser place à la pénétrante Nord de Troyes (actuelle avenue Chomedey de Maisonneuve).
Aujourd’hui, une procédure de déclassement est actuellement en cours pour transférer la section entre Barberey-Saint-Sulpice et Méry-sur-Seine au profit du Conseil général de l'Aube, l’Etat restant propriétaire de la section entre Méry-sur-Seine et Marcilly-sur-Seine, gérée par Voies navigables de France (VNF).

haut


Un parcours, entre Marne et Aube
Le canal est latéral à la Seine sur une trentaine de kilomètres ; les six derniers se trouvent sur le territoire de la Marne.
Dans l’Aube, le canal traverse 11 communes : Barberey-Saint-Sulpice, Saint-Lyé, Payns, Savières, Chauchigny, Rilly-Sainte-Syre, Saint Mesmin, Vallant-Saint-Georges, Droupt-Sainte-Marie, Méry-sur-Seine et Saint-Oulph.
Le canal, à Méry-sur-Seine.

Dans la Marne, le canal traverse 5 communes : Clesles, Bagneux, Saint-Just-Saint-Sauvage, Saron-sur-Aube et Marcilly-sur-Seine.
Le canal de la haute Seine proprement dit concerne la section entre Barberey-Saint-Sulpice et Marcilly-sur-Seine où il se déverse dans l'Aube, à proximité de la confluence avec la Seine. La section entre Conflans-sur-Seine et Courceroy via Nogent-sur-Seine se dénomme « la dérivation de Bernières » et se prolonge en Seine-et-Marne.
Le canal, à Barberey.

D’un point de vue fonctionnel, en 2000, les bateaux pouvaient encore naviguer jusqu’à Marcilly-sur-Seine. Toutefois, début 2003, la navigabilité n’est plus assurée, d’une part à cause d’un herbier entre Nogent-sur-Seine et Conflans et, d’autre part en raison du mécanisme de levage hors d’usage du pont routier franchissant le canal à Pont-sur-Seine. De plus, les mécanismes des écluses sont inutilisés depuis plus de 2 ans.
Ecluse à Méry/Seine.

Le canal de la haute Seine possède différents "ouvrages d’art" : des écluses à portes busquées, des maisons éclusières, différents types de ponts qui le franchissent et des ponts canaux.
Maison éclusière, Saint-Oulph.

Pont busé sur la RD 31
entre St-Mesmin et Rilly-Ste-Syre.

Pont-canal, Barberey.

Pont-canal de Savières,
sur le Melda

 

haut

Un projet d’importance régionale
La réhabilitation du canal de la haute Seine est inscrite au contrat de plan Etat-Région 2000-2006 et bénéficie à ce titre des financements du volet territorial et du volet fluvial.
Dans l’objectif ‘Développer le tourisme par la mise en valeur des spécificités du patrimoine régional’ et plus particulièrement dans la partie consacrée à la ‘Mise en valeur du tourisme fluvial’, il est précisé que « Des études de mise en valeur des berges et des canaux suivies d'aménagements des abords des canaux (chemins de halage), ainsi que des opérations d'aménagement de haltes fluviales pourront être accompagnées par l’Etat et la Région dans le cadre de schémas globaux et de constitution de produits touristiques ; ces réalisations pourront atteindre 34 millions de francs entre les trois partenaires ».
On évoque aussi le canal de la haute Seine dans les mesures liées au développement des modes de déplacement alternatifs plus respectueux de l’environnement et, précisément, dans les actions concernant le tourisme fluvial. Le document ajoute que des financements hors contrat de plan seront mobilisés.
Il existe aussi d’autres lignes liées au tourisme qui pourront être sollicitées.
Par ailleurs les communes traversées dans l’Aube sont éligibles aux fonds structurels européens ; huit d’entre elles de plein droit à l’objectif 2, visant à l’aménagement du territoire et au développement économique, les trois autres en soutien transitoire.

haut

Un réel potentiel touristique
Conscient de l’attachement des Aubois au canal de la haute Seine, le Conseil général a souhaité mettre en valeur cet élément majeur du patrimoine de l’Aube. Il a donc confié, en 2001, au bureau d’études Act Ouest consultants la réalisation d’une étude économique et touristique afin d’évaluer le potentiel touristique terrestre et fluvial du canal. Le périmètre de l’étude s’étend de Nogent-sur-Seine à Barberey-Saint-Sulpice, en limite de l’agglomération troyenne. Un chiffrage des travaux a été réalisé sur la partie du canal entre Marcilly-sur-Seine et Barberey-Saint-Sulpice, soit une distance de 30 kilomètres environ.
En conclusion, l’étude a mis en évidence qu’une remise en navigation du canal n’est pertinente qu’à condition de travailler au préalable sur la valorisation terrestre et l’animation de la vallée, pour qu’elle soit davantage reconnue comme un espace de loisirs.

Dans une première phase, le projet envisagé est le suivant :
1 – réouverture du canal à la navigation entre Marcilly-sur-Seine et Méry-sur-Seine, avec remise en état de la section Nogent-Marcilly. L’entretien de ces sections a été négligé, faute de trafic, ces dernières années.
2 – réhabilitation du chemin de halage entre Méry-sur-Seine et Barberey-Saint-Sulpice, avec usage en voie verte, par aménagement des berges et réfection des ponts busés.
3 – développement de l’animation et de l’attraction touristique sur le nogentais, autour de Méry et à Barberey avec l’aménagement d’un bassin d’agrément.

Ultérieurement, en fonction des résultats de la première phase, une seconde phase sera envisagée :
1 – réouverture du canal à la navigation entre Méry et Barberey et création d’un bassin portuaire à Barberey.
2 – aménagement de bases de loisirs et de chemins de randonnées à partir du canal.

haut

Une première phase d’aménagement
L’objectif, dans un premier temps est :
- d’intervenir sur un certain nombre de ponts franchissant le canal. Le principe est de reconstruire les ponts busés afin d’assurer, d’une part la continuité du chemin de halage et, d’autre part la navigabilité touristique future du canal par un tirant d’air suffisant. Le concept de la reconstruction des ponts est l’intégration dans l’environnement naturel.
- de réaliser une piste cyclable sur le chemin de halage. Cette réalisation s’inscrit dans le futur schéma départemental d’itinéraires cyclables, qui assure un maillage complet entre les différents pôles urbains et touristiques du département. Une liaison avec la vélovoie des Lacs est prévue, sur le territoire de la Communauté d’agglomération troyenne.

Fin 2004, ce projet a franchi une étape décisive avec la sélection du groupement Ingerop (mandataire et bureau d’étude) - Strates (architecte) et Territoires (paysagiste) comme maître d’œuvre pour la première tranche d’aménagement.
+ En savoir plus

haut

Printemps 2009 : le chantier s'accélère
L’aménagement de la voie verte du Canal de la Haute-Seine a débuté le 22 septembre 2008. Le plan de relance voté par le Conseil général de l'Aube en janvier 2009 donne un coup d'accélérateur à l'aménagement du canal de la Haute-Seine : initialement prévu mi 2010, l'achèvement des travaux est avancé à fin 2009. Le tableau ci-dessous précise le programme de chantier sur les ponts, majeure partie de ce chantier d'aménagement.
 
RD 14 entre Vallant-St-Georges
et Droupt-St-Basle
achevé - rouvert à la circulation
depuis le 16 mars 2009
Chemin rural
à côté de l'écluse de Chauchigny
en travaux depuis octobre 2008
ouverture prévue en mai 2009
RD 159 entre
Savières et Chauchigny
En travaux jusqu'en juin 2009
Route communale à l'entrée
de Droupt-Ste-Marie
En travaux jusqu'au 15 août 2009
RD 15 entre St-Lyé et
St-Benoît-sur-Seine
En travaux du 30 mars au 15 juin 2009
RD 373 à Méry-sur-SeineDémarrage des travaux en avril 2009
pour 5 mois
RD 31 entre St-Mesmin
et Rilly-Ste-Syre
Démarrage des travaux en mai 2009
pour 5 mois
RD 165 entre Payns et VillacerfDémarrage des travaux en juillet 2009
pour 6 mois
RD 441 à Méry-sur-SeineDémarrage des travaux en août 2009
pour 4  mois
RD 178 à Saint-OulphDémarrage des travaux
en septembre 2009 pour 4 mois

haut

Déjà 16 km ouverts à la circulation
Au cours de l'été 2009, 16 km de voie verte ont été ouverts à la circulation soit 7,3 km entre Barberey-Saint-Sulpice et Payns et 8,8 km entre Saint-Mesmin et Méry-sur-Seine. Les travaux se poursuivent ; des pontons, destinés aux pêcheurs mais accessibles à tous, sont notamment en cours d'installation, côté cyclable. Fin 2009, il devrait être possible de rouler sans interruption sur la voie verte du canal de la Haute-Seine de Barberey-Saint-Sulpice à Saint-Oulph.
En savoir plus sur ces tronçons, les points d'accès, les parkings, ce qu'il y a à voir sur le parcours :  fichier .pdf, 1,6 Mo.

haut

 

  Imprimer la page