|
Patrimoine mobilier : l'Aube dresse l’inventaire
A l’été 2002, l’Aube a lancé l’inventaire de ses objets et œuvres d’art. Cette opération d’envergure, qui a porté sur quelque 12 000 objets provenant de 550 édifices différents (mairies, églises, etc.) s'est étalé sur 3 années. Elle a abouti, en 2005, à une immense base de données informatisée : un outil indispensable, notamment pour valoriser cet exceptionnel patrimoine, à des fins culturelles et touristiques.
Un patrimoine mobilier d'une exceptionnelle richesse De l’inventaire à la base de données informatisée Un inventaire : pour qui, pourquoi ? Le calendrier Le Conseil général, pilote de l’inventaire Un projet inscrit au contrat de plan Etat-Région Lumière sur un trésor caché ( fichier .pdf, 708 Ko)
Un patrimoine mobilier d'une exceptionnelle richesse
 | Piéta. 1re moitié du XVIe siècle. Eglise de Mailly-le-Camp. (c) Conseil général de l'Aube |
L'Aube est le premier département français pour le nombre d'œuvres et d'objets d'art classés Monuments historiques (plus de 3 000). On y trouve également quelque 1 500 objets inscrits. Ce sont principalement des statues datant des XVe et XVIe siècles. Cette époque fut celle d'un grand renouvellement des constructions religieuses. Le mécénat est alors très en vogue. Les grandes familles troyennes financent la réalisation d'œuvres d'art pour embellir les édifices. Outre les statues, ce patrimoine comprend également des peintures, pièces d'orfèvrerie, meubles, textiles liturgiques… Ces œuvres d'art civiles ou religieuses sont conservées principalement dans les églises et chapelles, mais aussi dans les mairies. Ainsi, l'Aube est considérée par les meilleures spécialistes de l'histoire de l'art, comme "un grand musée réparti sur tout le département".haut De l’inventaire à la base de données informatisée Le recensement devait être exhaustif, fiable et moderne. L’informatisation des données et la numérisation des images aboutiront à une base de données consultable à distance par toutes les personnes intéressées ou autorisées. Pour constituer une telle base de données, il a fallu procéder par étapes : - recenser toutes les informations existantes sur chaque objet - aller sur le terrain pour effectuer le récolement des objets, autrement dit vérifier, pointer et compléter éventuellement les informations sur chacun. Au terme de ces 2 étapes, on a pu établir une carte d'identité de l'objet : datation, auteur, emplacement, état de conservation. Tout a été saisi sur informatique. Pour compléter le tout, chaque objet ou œuvre a été photographié.haut Objectifs : sauvegarde du patrimoine, tourisme et culture Cet inventaire sera notamment utile pour : - mieux gérer le patrimoine, en lien avec l'administration des Monuments historiques (restaurations, mise en valeur…) - définir des produits touristiques ou d'animations : circuits, guides, expos, signalétique… - enrichir la connaissance des chercheurs, universitaires… Une collaboration est d'ailleurs envisagée avec l'Institut universitaire professionnalisé "Gestion culturelle du patrimoine documentaire et touristique", basé à Troyes. Cette opération vient renforcer l’action déjà forte que le Conseil général de l’Aube mène en faveur : - de la restauration du patrimoine (subvention aux communes) - et du développement touristique (promotion générale, création et commercialisation de produits touristiques par le Comité départemental du tourisme). haut Le calendrier de l'opération Octobre 2000 Décision de la réalisation de l'inventaire Juin 2001 Attribution du marché public Printemps 2002 Opération test dans 5 communes de l'Aube pour finaliser la méthode Etés 2002, 2003, 2004 Inventaire sur le terrain Printemps 2005 Fin de l'opération haut
Le Conseil général, pilote de l’inventaire L’ensemble du projet a été piloté par le Conseil général de l’Aube, à travers son service des Archives départementales et plus particulièrement son directeur des Archives départementales, Xavier de la Selle, par ailleurs conservateur des Antiquités et Objets d’Art. Le Conseil général de l’Aube a confié la réalisation de cet inventaire et la création de la base de données à un prestataire extérieur : Bruno Decrock, historien de l’art, chargé de mission pour les monuments historiques. Bruno Decrock était entouré d’une équipe de 6 personnes, tous étudiants en DEA ou en thèse d’histoire de l’Art à la Sorbonne à Paris IV ou à Nancy II. La mise en forme, la validation et la relecture des données destinées à la base font l’objet d’une méthode rigoureuse, s’appuyant sur diverses relectures et vérifications confiées à des universitaires et à des spécialistes reconnus. haut Un projet inscrit au contrat de plan Etat-Région D'un coût de 410 000 € TTC, l’inventaire a été co-financé à parts égales par le Conseil général (maître d'ouvrage), l'Etat et la région dans le cadre du volet culturel du contrat de plan Etat-Région 2000-2006. haut |