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A Troyes : extension de l’hôtel du département / Centre de congrès de l’Aube
Le Conseil général de l’Aube s’apprête à agrandir l’hôtel du département, son bâtiment-siège à Troyes. Soigneusement intégrés au cœur historique de la ville, les nouveaux locaux auront une double vocation de centre administratif et de centre de congrès. Ils comporteront notamment des espaces polyvalents capables de répondre aux besoins : > du Conseil général et de l’administration départementale, > des organisateurs de congrès.
- L’extension de l’hôtel du département : des enjeux majeurs pour le Conseil général et pour les Aubois - Un bâtiment contemporain conçu comme un "hommage à l'architecture médiévale troyenne" - Ce qu’abritera l’extension du Conseil général - L’opération, étape par étape L’extension de l’hôtel du département : des enjeux majeurs pour le Conseil général et pour les Aubois Agrandir l’hôtel du département est devenu crucial avec la décentralisation, qui a renforcé les missions et a augmenté de 50 % les effectifs du Conseil général. L’extension des locaux répond aussi à d’autres exigences : - rationaliser le fonctionnement des services du Conseil général, - optimiser le fonctionnement de l’assemblée départementale, - améliorer l’accueil du public, - renforcer la vocation de ville et de département « de congrès », - participer à la rénovation du centre historique de Troyes. Un agrandissement devenu crucial avec la décentralisation L’Etat a transféré de nombreuses missions aux collectivités dans le cadre du second mouvement de décentralisation lancé en France en 2004. Au fil des ans, le Conseil général a dû assumer de nombreuses responsabilités nouvelles : - personnels TOS des collèges (personnels techniques et de service), - ex-routes nationales, personnels de l'ex-parc de l’Equipement, personnels en charge de l'entretien et de l'exploitation du réseau routier départemental ; - RSA (revenu de solidarité active), Apa (allocation pour personnes âgées dépendantes), PCH (allocation de compensation du handicap) ; - autres actions sociales : fonds de solidarité logement, aide aux jeunes en difficulté, tutelle des jeunes majeurs, coordination de l’action en faveur des personnes âgées, etc. La mise en oeuvre progressive de ces missions a fait passer l’effectif de 1 000 à 1 500 agents. Soit une augmentation de 50 %. Elle a déjà considérablement accru l’activité des services du Conseil général –et notamment tous les services d’accompagnement (finances, ressources humaines, marchés publics, etc.). D’où le besoin de nouveaux espaces de travail et d’accueil. retour Enjeux Rationaliser le fonctionnement des services, en les regroupant sur un même site Actuellement, les services administratifs du Conseil général sont disséminés dans la ville. Pour des raisons d’efficacité et d’économie, ces services gagneront à être regroupés sur un seul site. Certaines fonctions telles que l’accueil et la comptabilité pourront en particulier être mutualisées. retour Enjeux Optimiser le fonctionnement de l’assemblée départementale L’espace manque. Visiter les locaux actuels suffit pour s’en convaincre. L’ancien hémicycle a été détruit pour faire place à des bureaux. Les réunions plénières du Conseil général ne peuvent donc plus se tenir sur place. Elles se tiennent désormais à la préfecture, mais dans une salle restreinte, où l’accueil du public est limité -et où il n’est malheureusement plus possible, notamment, d’accueillir des classes, dans le cadre de l’instruction civique des jeunes. Pour le travail individuel comme pour le travail en commissions, les élus manquent en outre de bureaux et de salles de réunions. Un centre de documentation spacieux et correctement équipé leur fait également défaut, ainsi qu’au personnel de l’administration départementale. retour Enjeux Améliorer l’accueil et l’orientation du public Actuellement, les services du Conseil général (département) et ceux de la Préfecture (Etat) sont totalement imbriqués. Cette situation est source de confusion et d’incompréhension permanentes pour le public. De nombreux visiteurs se perdent dans le dédale des bâtiments. D’où la nécessité de créer un accès public marqué et aisément identifiable -avec un espace d’accueil digne de ce nom. retour Enjeux Renforcer la vocation de ville et de département « de congrès » et donc, l’attractivité du territoire La présence d’un auditorium/salle de congrès de 800 places, d’un espace de restauration, ainsi que d’un hall d'accueil et d'une salle polyvalente, fait de l’hôtel du département un vrai lieu de vie, ouvert sur l’extérieur. Ces 4 équipements peuvent certes vivre isolément. Mais ils peuvent aussi être reliés, pour les besoins d’importantes manifestations . L’ensemble complète utilement les équipements troyens déjà existants (Espace Argence, salle de l’hôtel de ville…) afin d’accueillir des rassemblements d’envergure, au coeur de la cité. Objectifs : mutualiser et optimiser les investissements publics, améliorer le service aux associations et aux organisateurs, favoriser le développement et renforcer la notoriété et l’attractivité de la ville et du département… Retour Enjeux Participer à la rénovation du centre historique de Troyes La construction nouvelle marquera la disparition d’un ilôt déstructuré –indigne du centre-ville rénové. On connaît l’attachement (et la contribution) du Conseil général à l’action de requalification urbaine menée par la ville de Troyes : subventions à la ville, mais aussi rénovations « en direct » de bâtiments lui appartenant (Hôtel-Dieu, gendarmerie du quai Dampierre, Maison de la couture, maisons des rues Charles-Gros et Zola…). retour Enjeux haut Un bâtiment contemporain conçu comme un "hommage à l'architecture médiévale troyenne" L’extension de l’hôtel du département a été confiée au groupement d'architectes franco-espagnol Thienot - Ballan - Zulaica (Reims) / José Ignacio Linazasoro (Madrid). Ses principales caractéristiques : - un bâtiment contemporain, intégré dans le coeur historique de la ville, - un espace confortable, lumineux, optimisé du point de vue énergétique. Découvrez : - le projet en 3D : > diaporama ( PDF, 308 Ko), > vue semi-aérienne ( , 198 Ko © Okénite animation - Thienot - Ballan - Zulaica Architectes (Reims) / José Ignacio Linazasoro (Madrid). - la note architecturale détaillée L’intégration dans la ville historique, en quelques mots Des volumes sobres, fragmentés : - en continuité avec le bâti existant, - respectueux du rythme du bâti et du parcellaire anciens. Une structure apparente, inspirée de l’époque médiévale : - encorbellement de poutres en L, - reposant sur un soubassement minéral. Des matériaux durables, respectueux de l’identité du cœur historique : - bois en façade et en couverture (tuiles de châtaignier, bois lamellé-collé, impliquant un chantier sec, rapide et à faible nuisance), - béton en partie basse, - sans oublier le verre, et l’hommage contemporain à la tradition du vitrail. Un édifice public qui va achever la recomposition du quartier préfecture / hôtel du département : - parfaire la place de la Libération, charnière essentielle du centre-ville, - redonner vie à la rue Charles-Gros. Un strict respect des règles de construction applicables sur le territoire de la ville de Troyes : - plan local d’urbanisme (PLU), - plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV). retour Architecture Haut Note architecturale détaillée Volumes, matériaux, découpage parcellaire… Les choix procèdent de la même volonté : construire un bâtiment contemporain en harmonie avec le tissu et la typologie architecturale de la ville ancienne. Pour l’architecte Jose Ignacio Linazasoro (Madrid), un pastiche aurait été un non-sens. Et pour cause : « Un tissu urbain n’est jamais statique ; il évolue dans le temps. A Troyes, le tissu gallo-romain est devenu gothique, puis Renaissance. Les XIXe et XXe siècles ont aussi marqué la ville très fort. Un tissu qui devient un décor, est un tissu mort. ». Son rôle d’architecte du XXIe a d’abord consisté à « analyser la ville en termes de proportions, d’échelle, de matérialité, et même de typologie, pour obtenir une réponse contemporaine – et pas uniquement dans le style. » Il a également consisté à « extraire des règles communes à partir des différentes architectures historiques ».
D’où l’approche suivante pour l’extension de l’hôtel du département : > Un parcellaire déterminé par les bâtiments (et non l’inverse) –comme dans le reste du centre historique de Troyes Jose Ignacio Linazasoro insiste sur le fait « qu’à Troyes, ce n’est pas le parcellaire qui a donné forme aux maisons. » Au contraire, « C’est la typologie des constructions (fonctions, taille, capacité économique des propriétaires, etc.) qui a dessiné le parcellaire. Dans ces conditions, explique l’architecte, « il n’y aurait pas de sens à reconstruire un parcellaire disparu, qui ne répondrait plus aux besoins actuels. »
> L’extension envisagée comme « un morceau de tissu urbain » « Plus qu’un bâtiment, c’est en réalité un morceau de tissu urbain sur lequel nous avons travaillé » note Jose Ignacio Linazasoro. Orienté vers la place de la Libération, le projet se développe aussi le long de la rue Charles-Gros et sur la cour intérieure de l’actuel hôtel du département. Pour traiter cet espace dans sa globalité, il a fallu tenir compte de sa double fonction : espace administratif et espace de congrès ouvert aux citoyens (auditorium, salle polyvalente, espace restauration, hall d’accueil). »
> Des volumes à l’échelle du tissu ancien Les architectes se sont inspirés du rythme et des proportions de la ville historique –en particulier de « l’intégration presque parfaite des maisons et des églises gothiques ». Ainsi, « le rapport entre le bâtiment administratif et l’auditorium/salle des congrès équivaut au rapport entre les églises gothiques troyennes et les maisons avoisinantes ». Le bâtiment donnant sur la place de la Libération est moins élevé que l’actuel hôtel du département, afin de respecter l’échelle du tissu ancien et d’assurer la continuité avec l’immeuble voisin, à l’angle de la rue Zola. Il est aussi moins élevé que les bâtiments voisins, situés à l'angle Zola / place de la Libération. Du côté de l’étroite rue Charles-Gros, l’ensemble des bâtiments est « vu comme une séquence » où l’on joue aussi sur le rythme et les proportions. La volumétrie de l’ensemble est complexe et surtout fragmentée –renforçant l’intégration dans le tissu ancien du « Bouchon de champagne ». Un haut portique d’entrée en verre, élancé et transparent, crée le lien entre l’actuel bâtiment du Conseil général et la future extension. Il marque, clairement, la nouvelle entrée de cet édifice public.
> Une construction d’inspiration Renaissance : Le Beau XVIe traité façon XXIe La volumétrie, la composition, et même le mode constructif, s’inspirent des grandes maisons de la Renaissance troyenne telles que la Maison de Rhodes ou la Maison de l’outil. L’architecte espagnol s’est largement imprégné de l’esprit de « ces grandes maisons composées d’un socle minéral en pierre ou en brique, sur lequel s’appuie une structure en bois semblant planer sur son socle ».
> Matériaux : partir de l’ancien, mais avec un esprit nouveau Place de la Libération, le socle du bâtiment est en béton armé –avec, bien entendu, une finition très soignée. « Il n’y a aucune raison de le revêtir de pierre. C’est plus cohérent et surtout plus authentique, pour une construction d’aujourd’hui » explique Jose Linazasoro. Quant à l’ossature bois qui surmonte ce socle, elle est tout aussi structurelle que dans les constructions d’autrefois. Simplement, ici, est employée la technique actuelle du bois lamellé-collé qui permet une portée plus grande (nécessaire pour couvrir la salle polyvalente), et à un coût raisonnable. Initialement imaginée en zinc, la toiture est réalisée en tavillons. Ces tuiles de châtaignier couvrent de nombreux édifices troyens. Elles étaient notamment utilisées dans les maisons bourgeoises antérieures au XVIIe. Rue Charles-Gros, les matériaux sont identiques : structure en béton armé, façades travaillées en bois lamellé-collé et toiture en tavillons.
> Hommage à la tradition du vitrail : une création attendue de Flavie Serrière Vincent-Petit, maître-verrier Les nouveaux bâtiments comporteront un hommage contemporain à la tradition locale du vitrail. Des créations de Flavie Serrière Vincent-Petit , maître-verrier troyenne, orneront certains espaces vitrés de la place de la Libération : portique d’entrée et paroi de la salle polyvalente. Découvrez des créations de Flavie Serrière Vincent-Petit ( PDF, 347 Ko). retour Architecture haut Accent marqué sur le confort et sur la durabilité Le confort des utilisateurs –personnels, visiteurs et congressistes – est au coeur du projet. L’édifice est conçu pour être accueillant, et vivant : - aménagements intérieurs flexibles, - abondance de la lumière naturelle, - clarté, fluidité et transparence des espaces, - et, dans la partie située en dehors du secteur sauvegardé : toitures-terrasses végétalisées, cours intérieures plantées, apportant soleil et fraîcheur aux bureaux. L’accent est également mis sur la pérennité et la qualité environnementale ainsi que sur l’optimisation énergétique. L’objectif assigné par le Conseil général aux maîtres d’œuvre correspond à la réglementation thermique RT 2005, moins 20%. L’auditorium sera équipé de panneaux photovoltaïques. retour Architecture haut Ce qu’abritera l’extension du Conseil général L’extension du Conseil général abritera : > Une partie des services administratifs du Conseil général ainsi que son nouveau centre de documentation (1 340 m2 y compris sanitaires, circulations) > Les locaux de travail et de délibération des élus (2 160 m2 y compris office, sanitaires, circulations) Salle de réunion plénière du Conseil général, salles de commissions et bureaux des élus. > Quatre équipements polyvalents, mutualisables (5 160 m2 au total) devant répondre aux besoins : - du Conseil général et de son administration, - des organisateurs de congrès. 1- UN AUDITORIUM DE 800 PLACES en gradins, transformable en SALLE DE CONGRES (2 970 m2 y compris foyer, cafétéria, régie, cabines de traduction, sanitaires, dépôt, circulations) 2- UN ESPACE RESTAURATION (770 m2 y compris cuisine, réserves, annexes, circulations) 3- UN HALL D'ACCUEIL ET D'EXPOSITION (620 m2 y compris courrier, sanitaires, dépôt, ménage, circulations) 4- UNE SALLE POLYVALENTE de 600 m2 (800 m2 avec les réserves, annexes, circulations) haut L’opération, étape par étape Réalisations en cours ou achevées Calendrier prévisionnel Réalisations en cours ou achevées : 4 mars 2010 Début, pour 10 mois environ, des fouilles archéologiques de l’Inrap, entre l’ex-rue Perdue et la rue Charles-Gros à Troyes (2 000 m2). - secteur 1 : située au nord du site, cette zone de 80 m de long sur 6 m de large correspond à l'emprise de la future galerie technique de l'hôtel du département. Elle mobilise 6 archéologues sur 2 mois environ. Suite au diagnostic archéologique de 1995, l’Inrap s’attend à mettre au jour des vestiges des périodes antique et médiévale. Des engins mécaniques sont utilisés pour dégager les surfaces, atteindre les premiers vestiges et fouiller certains secteurs. Le tout pouvant aller jusqu’à 4 mètres de profondeur. - secteur 2 : cette zone de quelque 40 mètres de côté se situe hors de la limite théorique de la Ville de Troyes au Haut-Empire (Ie-IIIe siècle de notre ère) ; 8 archéologues doivent y observer la prolongation, ou non, d’une présence urbaine, et ses formes éventuelles, à la période charnière avec le Moyen-Âge. Février 2010 : Travaux de terrassement préparatoires aux fouilles archéologiques prescrites par l’Etat. Octobre 2009 Dépôt de la demande de permis de construire auprès de la ville de Troyes. Juin 2008 - mai 2009 Adaptation du projet dans le cadre, notamment, de travaux de réflexion avec l'architecte des bâtiments de France (ABF) et avec la ville de Troyes (commission du Secteur sauvegardé, commission d’urbanisme, rencontres avec le maire François Baroin et ses adjoints Gérard Menuel, Bertrand Chevalier et Dominique Boisseau). 9 juin 2008 Désignation de l’architecte par le Conseil général, réuni en commission permanente. Le lauréat est le groupement d'architectes européen Thienot-Ballan-Zulaica (Reims) / José Ignacio Linazasoro (Madrid). 13 mai 2008 Nouvelle réunion du jury qui, cette fois, propose au Conseil général un projet lauréat. 7 décembre 2007 Réunion du jury. Examen des projets sur la base des esquisses, maquettes et notes générales remises par les architectes (ceux-ci ne pouvant venir défendre eux-mêmes leur projet, dans le cadre de cette procédure anonyme). Le jury considère, à l’unanimité, qu’aucun des 4 projets présentés n’est satisfaisant « en l’état actuel ». Comme le prévoit le règlement du concours en tel cas, des compléments d’étude sont demandés aux candidats. Fin novembre 2007 Réponses anonymes des architectes, suite aux notes de la commission technique. 22 octobre / mi-novembre 2007 Première analyse des offres par une commission technique. Cette analyse vise à faciliter le travail du jury sur un plan strictement technique, sans considération sur la qualité architecturale des projets. La commission technique vérifie, par exemple, que : - tous les locaux et surfaces prévus correspondent à la demande, - les règlements d’urbanisme sont respectés (mesures, hauteurs, recul...). Elle est composée de techniciens du Conseil général, du programmiste de l’opération, de l’ABF (Architecte des bâtiments de France [ce dernier ne pouvant pas faire partie du jury]), et de quelques maîtres d’oeuvre. 15 octobre 2007 Les architectes remettent chacun leur projet. Aucune esquisse ni maquette ne sera rendue publique avant la désignation du lauréat par le Conseil général. Ainsi l’exige la réglementation. De la remise des offres au choix de l’architecte, toute la procédure doit se dérouler dans un strict anonymat. 2 juillet 2007 Le Conseil général remet aux 4 équipes d’architectes le programme de l’opération : contexte, besoins, superficie, réglementation, etc. 20 avril 2007 Sur 86 candidatures reçues, le jury sélectionne 4 équipes admises à concourir : - Architecture studio de Paris / Ingerop / Eco cités, - Anau / Fèvre & Gaucher de Nogent-sur-Seine / Espace concept / Seti / AGS / Pingat, - Sarl Thienot & Ballan de Reims / José Ignacio Linazasoro Rodriguez / Setib / Varlet / Betelec / Tecs, - J-L Hesters de Paris / SAS Mizrahi / S’pace Environnement / Michel Rioualec / ADBC Acoustique. 12 février 2007 Lancement, par le Conseil général de l’Aube, du concours de maîtrise d’oeuvre pour l’extension de l’hôtel du département. Calendrier prévisionnel Printemps 2010 - obtention du permis de construire - lancement de la consultation des entreprises Automne 2010 - choix des entreprises chargées des travaux - période de préparation du chantier Janvier 2011 - démarrage des travaux Juillet 2012 - livraison de l'extension de l'hôtel du département Décembre 2012 - livraison de l'auditorium |